Finition des bas de manches, fentes et poignet

04
12

Il existe diverses finitions de poignets et styles de fentes pour réaliser un bas de manche. Difficile de les recenser toutes de manière exhaustive. Fente à simple parement, patte indéchirable, patte gansée ou à faux ourlet, simple ou double patte… Les options de montage sont multiples et la largeur du biais ou de la patte peuvent varier quasiment du simple au double. Le principe reste cependant identique.

Le poignet quant à lui peut être simple, double (vous savez, le fameux Poignet " Mousquetaire "), à bords rectilignes ou courbes. Les aficionados du détail peuvent aussi fixer divers parements ou ajouts de galons pour exprimer toute leur touche personnelle.
Eh oui le bas manche peut s’envisager autrement que comme une simple terminaison nécessaire au passage de la main !

La réalisation de la fente s’effectue sur des pièces de petites tailles et requiert un petit peu de minutie mais ce n’est pas le plus compliqué. Pour bien réussir ces bas de manches, l’important est de bien rester concentré(e) sur les notions d’endroit/envers, devant/dos et tout ira bien.

Pour cette démo j’ai utilisé un feutre à pointe fine dit «ultra lavable». Ce n’est pas un procédé de marquage très académique mais cette encre spéciale à destination des enfants est comme son nom l’indique vraiment lavable. Si cela peut aider !
Faire tout de même un essai au préalable surtout si vous utilisez des tissus fins et précieux !

Légende

  • en orange : marquage
  • pastille rouge : endroit
  • pastille bleu : envers

La fente à parement

Cette réalisation est très facile. Elle consiste à poser l’endroit du parement sur l’endroit de la manche au niveau du repère de fente. Piquer ensuite autour de la fente en une forme légèrement conique. Entailler au niveau de la fente et retourner la parementure sur l’envers.

fente parement

La fente à patte indéchirable

  1. Piquer à petits points autour de la fente en dessinant une forme légèrement conique, plus évasée à partir du bas (4mm), plus étroite en haut de la fente ; 2 mm. Photo1.
  2. Découper une bande de biais (3 cm).
    NB : si votre chemise/chemisier est à rayures, découper la bande dans le biais conférera un très joli effet !
  3. Scinder la fente. Photo2.
  4. Positionner l’endroit du biais sur l’envers de la manche en commençant par le sommet de la fente puis en écartant celle-ci horizontalement de manière à bien plaquer la bandelette le long des bords. Photo3.
  5. Bâtir
  6. Coudre à l’extérieur des points marqués à l’étape 1. Photo4.
  7. Repasser pour coucher les coutures. Photo5. Remplier le biais de 0.50 cm en imprimant une légère courbe rentrante au niveau du milieu de la fente.
  8. Sur l’endroit, remplier le biais sur les coutures. Épingler. Photo6
  9. Bâtir.
  10. Piquer à ras du bord. Le biais se positionne en laissant un boyau visible, l’autre caché. Photo7.
  11. Retourner la manche sur l’envers et effectuer une piqûre de maintient en diagonale. Photo8.
  12. La fente est terminée. Photo9.
  • fente_indechirable_1
  • fente_indechirable_2
  • fente_indechirable_3
  • fente_indechirable_4
  • fente_indechirable_5
  • fente_indechirable_6
  • fente_indechirable_7
  • fente_indechirable_8
  • fente_indechirable_9


La patte à fente capucin

Gabarit de principe ci-bas. Mesures en cm.

gabarit patte fente capucin

Vue d’ensemble

vue ensemble manchepatte

  1. Sur le repère de fente du patron déjà tracé, poser la portion de gabarit correspondant à la fente capucin. Effectuer le marquage. Photo1.
  2. Positionner ensuite la patte du côté dos du tracé de la fente capucin. Effectuer le marquage. Photo2.
  3. Couper le gabarit de fente capucin et marquer les repères.
  4. Positionner l’endroit de la patte sur l’envers de la manche en faisant coïncider le repère de fente, la partie de la pointe de la patte vers l’avant de la manche. Avant matérialisé par l’indication « F » en fil orange (front).Photo3.
  5. Coudre à petits points le rectangle autour de la fente.
  6. Fendre en forme de Y. Photo4.
  7. Retourner la patte sur l’endroit. Repasser, coucher les surplus. Photo5.
  8. Replier le petit côté de la patte sur la ligne de couture. Bâtir coudre. Photo6.
  9. Épointer le haut de la patte. Photo7.
  10. Repasser et plier la patte selon les contours. Photo8.
  11. Surfiler les surplus centraux avant de replier la patte. Photo9.
  12. Replacer la patte selon les contours, bâtir et coudre.
  13. Piquer une croix fantaisie (et de renfort).Photo10.
  • patte_capucin_1_thumb
  • patte_capucin_2_thumb
  • patte_capucin_3_thumb.jpg
  • patte_capucin_4_thumb
  • patte_capucin_5_thumb
  • patte_capucin_6_thumb.jpg
  • patte_capucin_7_thumb
  • patte_capucin_8_thumb
  • patte_capucin_9_thumb
  • patte_capucin_10_thumb


Montage du poignet

  1. Piquer les coutures latérales de la manche.
  2. Thermocoller la moitié haute du poignet.
  3. Former le pli. Photo1.
  4. Monter le poignet (endroit sur endroit). Les surplus dépassent de la ligne de montage du poignet. Replier la fente côté devant. Photo2. Piquer le bas de manche.
  5. Replier la moitié du poignet endroit sur endroit. Faire coïncider les lignes de montage et piquer les côtés. Photo3.
  6. Biaiser les coins. Photo4.
  7. Remplier le bord haut des poignets. Bâtir. Piquer.
  8. Exécuter une boutonnière et coudre le bouton. Photo5.
  • poignet_1_thumb
  • poignet_2_thumb
  • poignet_3_thumb
  • poignet_4_thumb
  • poignet_5_thumb


Pas de commentaire

Partager
  • Digg
  • del.icio.us
  • Facebook
  • Mixx
  • Google Bookmarks
  • Scoopeo
  • Wikio
  • blogmarks
  • LinkedIn
  • Live
  • Technorati
  • email
  • TwitThis
  • YahooMyWeb

Pack d’icônes couture part 1

24
11

Dans le cadre d’un projet personnel j’ai entamé la conception d’un pack d’icônes « Couture ». Je les mets en partage pour ceux qui sont intéressés. Prochaine partie bientôt !
Format de fichier :SVG.

batik_fabrics

pins_needles_tracing_pen
seam_ripper_multi_tools

patterns_scissors_french_curve

tape_thread

Télécharger

Fichier téléchargé 123 fois.

Pas de commentaire

Partager
  • Digg
  • del.icio.us
  • Facebook
  • Mixx
  • Google Bookmarks
  • Scoopeo
  • Wikio
  • blogmarks
  • LinkedIn
  • Live
  • Technorati
  • email
  • TwitThis
  • YahooMyWeb

Finition des bords en jersey avec du papier sulfurisé

23
05

Et non le papier sulfurisé ne sert pas qu’en cuisine ! Quelques fines lamelles de ce papier glissant peuvent se révéler être un allié surprenant pour surfiler le jersey sur des bords ouverts. En effet, le jersey a tendance à former un rouleau et créer une surépaisseur disgracieuse ; Aussi, pour empêcher la formation de ce boyau, il suffit d’appliquer entre le tissu et le pied presseur de la machine une fine bandelette de papier sulfurisé. Celui-ci, forcera le fil de surjet à envelopper le bord sans rouler. Il vous suffira ensuite de retirer le papier pour obtenir un point de surjet non roulotté dont la largeur du point correspond à celle que vous avez choisie sur le sélecteur de votre machine. Certaines couturières utilisent non pas du papier de cuisson mais du scotch. Le but, vous l’aurez compris étant de «dompter» la nature même du jersey.

Applications : Finition des bords sur des customisations de tee-shirts par exemple. Effectuez des découpes sur un tee-shirt basique et procédez à la finition des bords avec un point de surjet. Certes, le point d’assemblage ne sert à rien dans le cas présent mais personnellement je trouve ce point plus fini qu’un traditionnel point zig zag. Osez aussi les fils de couleurs contrastantes ou bien laissez les bords nus c’est aussi très tendance. Sur du jersey pas de crainte d’effilochage !

  • bord jersey 1
  • bord jersey 2
  • bord jersey 3
  • bord jersey 4


Pas de commentaire

Partager
  • Digg
  • del.icio.us
  • Facebook
  • Mixx
  • Google Bookmarks
  • Scoopeo
  • Wikio
  • blogmarks
  • LinkedIn
  • Live
  • Technorati
  • email
  • TwitThis
  • YahooMyWeb

Mode en Kit Couture Facile : pas si facile

06
05

La mode en kit on connaît. Vous savez ces sacs et autres accessoires que l’on vous propose d’assembler et/ou customiser « chez vous » en vous faisant surfer sur la vague du « c’est moi qui l’ai fait ! ».On les trouve un peu partout ces kits « Brico Custo Déco »: dans divers points de ventes tels que les merceries, les magasins de loisirs créatifs, les grandes surfaces et les boutiques en ligne. Jusqu’à présent, les modèles proposés étaient d’un niveau de difficulté qui les rendaient accessibles à tous.

Or, il semblerait que forts du succès de ces custo kits, nos marketeux soient passés à la vitesse supérieure ! Désormais, kit-mode.com propose des kits de vêtements à coudre soi-même. Vous choisissez votre modèle sur catalogue, indiquez votre taille, la couleur et le motif du tissu et vous recevez un kit tout prêt à assembler chez vous ! Le package est étudié et rien ne manque : fiche technique, fil à coudre, fournitures et petits matériels sont inclus…

stay_tuned.jpg En revanche, et c’est là que le bas blesse, l’étape cruciale qu’est l’assemblage des pièces est présentée comme une partie de plaisir d’une facilité déconcertante. Une « simple machine à coudre » est nécessaire nous assure le slogan marketing. Certes, les modèles proposés à la vente ne sont pas pour la plupart d’une difficulté extrême, mais je doute qu’une couturière débutante n’ayant jamais vu une simple machine à coudre puisse monter une manche tailleur ou poser une glissière invible, sans en passer par au moins quelques arrachages de cheveux !

Quant à penser que les modèles les plus avancés peuvent s’adresser aux couturières confirmées cela n’a aucun sens, car celles-ci savent c’est évident, placer et couper du tissu et ne trouveront aucun intérêt à payer un kit dont la seule valeur ajoutée est un pseudo service de coupe ! Il va sans dire que ces mêmes couturières savent qu’il est beaucoup plus facile de modifier un patron avant la coupe que de procéder à des ajustements sur du tissu coupé. De plus, le rapport qualité-prix est exhorbitant et je n’ai même pas compté les frais de port !

Autre détail embêtant…Si pour une raison ou pour une autre, vous gâchez le tissu d’une pièce, vous n’aurez même pas la possibilité d’en recouper une autre, ni même de vous consoler en vous disant qu’à défaut d’avoir raté le vêtement, il vous reste au moins le patron…Il n’y en a pas !

De vous à moi, gardez plutôt votre budget pour vous offrir un beau tissu, téléchargez un patron gratuit sur un site en ligne, chez Modern Sewing Pattern par exemple, un remarquable annuaire de patrons gratuits ; l’offre est en constante évolution et ne cesse de s’étoffer. De nombreux modèles sont accessibles aux débutantes. Trouvez des tutos de montage, investissez dans un manuel ou dans des cours mais surtout ne cédez pas aux sirènes du « Kit Couture Facile ». Vous risquez d’être déçu(e)s !

3 Commentaires

Partager
  • Digg
  • del.icio.us
  • Facebook
  • Mixx
  • Google Bookmarks
  • Scoopeo
  • Wikio
  • blogmarks
  • LinkedIn
  • Live
  • Technorati
  • email
  • TwitThis
  • YahooMyWeb

Construire un bodice à ses mesures

30
04

Contrairement aux idées reçues, la construction d’un bodice block à ses mesures n’est pas si compliquée que cela et je dirais même que c’est encore plus simple de le faire dans un logiciel comme Inkscape que de le tracer sur du papier ! La facilité déconcertante avec laquelle vous avez la possibilité de courber les splines et déplacer les nœuds fait d’inkscape un outil tout à fait indiqué pour le traçage de patrons et donc a fortiori de bodices. A titre d’exemple, la vidéo ci-bas illustre comment se passer d’un perroquet pour tracer les encolures mais surtout les emmanchures. Une fois les segments de balisage rectilignes tracés, l’activation de la commande « rendre symétriques les nœuds sélectionnés » génère un contour presque parfait. Quelques réglages minimes suffisent à corriger la courbe d’emmanchure.

Bodice ? Kesako exactement ?

Selon l’office québécois de la langue française, un bodice désigne la partie d’un vêtement qui recouvre le torse, abstraction faite des manches et du col. Fondé sur le mot anglais «body», le bodice désigne en couture une sorte de relevé cartographique d’un tronc raisonné et conçu «à plat» des mensurations d’un sujet… femme pour ce qui nous concerne. L’on trouve également le terme de «bodice sloper» ou tout simplement «sloper» pour désigner ce patron base. Quelle est la différence ? A vrai dire il n’y en a bien peu. Si le sujet vous intéresse vous pouvez prolonger la lecture via l’excellent article de Kathleen Fasanella, what is a sloper.

C’est donc à partir ce patron-base que sera conçu le patron final.

Cela dit, soyons clairs, un bodice n’est pas un patron prêt à l’emploi, un «patron pochette» ou issu du cahier détachage d’un magazine spécialisé en couture. Pour pouvoir exploiter un bodice il faut aussi savoir déplacer les pinces, définir les élargissements, maîtriser les découpes, dessiner les contours. Néanmoins, pas de panique, les plus basiques de ces connaissances sont tout à fait accessibles au plus grand nombre et permettent déjà de pouvoir réaliser de nombreux modèles à ses mesures et c’est bien là l’essentiel !

Les ressources

Plusieurs tutoriels de construction de bodice sont disponibles sur le net au-delà bien sûr des livres de modélisme et de coupe. A mon sens les plus sérieux sont les suivants :

http://yourwardrobeunlockd.com/free-stuff/free-drafting-class
http://www.burdastyle.com/howtos/show/1709

Ces deux démos proposent une construction similaire basée sur les travaux de Winifred Aldrich "Metric pattern cutting for women’s wear" excellentissime ouvrage que je conseille vivement . Sauf erreur de ma part, les modifications mineures apportées par Gedwoods, le contributeur de l’espace "Open Source Sewing" de chez Burda se révèlent en fait…très minimes puisque les changements semblent uniquement porter sur le système de numérotation des points ; initialement numériques ceux-ci ont été codifiés par des valeurs alphabétiques. Rien de fondamental donc, et c’est pour la bonne cause. J’adore quand Burda fait dans l’Open Source ;-)

http://www.leenas.com/English/draw_patterns.html

Leenas est un acteur professionnel de la filière textile commercialisant des logiciels de DAO/CAO. Le site propose un tutoriel sur la réalisation d’un sloper. Le tableau des mesures utilisé n’est pas exactement le même que les deux ressources citées précédemment mais les écarts sont mineures et le principe de construction quasi identique.
Il suffit d’ailleurs d’observer le bodice présenté sur Leenas pour comprendre que la construction vectorielle organisée autour d’un cadre, de segments, de courbes et de nœuds déplaçables grâce au système d’aimantation peut tout à fait s’opérer dans un logiciel de DAO tel qu’inkscape indépendamment des macros et autres fonctions, cela va sans dire. Inkscape est de toute façon largement suffisant pour répondre à des besoins domestiques bien qu’en l’état il ne réponde qu’à un modèle de "création objet" et non pas de "structure" et de "comportement" OBJET . Cela ne veut pas dire qu’il n’en soit pas capable dès lors qu’il est associé à d’autres langages… Mais c’est un autre sujet.

La réalisation dans Inkscape.

Le principe. Il consiste à tracer des chemins (des segments de droite majoritairement) correspondant aux mesures relevées sur le sujet ou selon un barème de tailles. Ensuite, en activant le magnétisme aux nœuds, il suffit juste de relier les points et le tour est joué. Enfin presque. Pour réaliser les courbes d’encolure et d’emmanchure, une simple modification des poignées (points de contrôle des nœuds) permet de rectifier le tracé.
Les vidéos montrent comment corriger les contours du bodice une fois les segments de construction tracés.

Quelques trucs

  • Tracer plutôt des chemins d’une épaisseur située entre 2 px et 3 px, sans limite de raccord aux nœuds (réglage à zéro).
    Les options de magnétisme sont très utiles et fondamentales pour déplacer et modifier les nœuds ; familiarisez-vous avec toutes les combinaisons offertes (fichier/propriétés du document/magnétisme-aimanter).
  • Utiliser plusieurs calques.
  • L’insertion d’un nouveau nœud entre deux nœuds terminaux se place systématiquement au centre du segment. Servez-vous de cette astuce pour scinder un chemin en deux parties égales rapidement.

L’archive

Seul un bodice en taille 12 est tracé. C’est un fond de base basique mais exploitable.
Il manque les pinces pour les vêtements cintrés et d’autres pièces telles que le bodice pour tissus jersey, la manche de base… et d’autres adaptations relatives aux passages de pinces notamment.

J’aurai l’occasion c’est sûr, de poster à nouveau sur le sujet.

Télécharger le patron

Fichier téléchargé 595 fois.

Pas de commentaire

Partager
  • Digg
  • del.icio.us
  • Facebook
  • Mixx
  • Google Bookmarks
  • Scoopeo
  • Wikio
  • blogmarks
  • LinkedIn
  • Live
  • Technorati
  • email
  • TwitThis
  • YahooMyWeb